VOLONNE ALPES DE HAUTE PROVENCE EVENEMENTS PORTRAITS COUPS DE COEUR COUPS DE GUEULE Blogueuse totalement indépendante juste pour diffuser des "coups de coeur" sur des évènements locaux ou des portraits ... et mes "coups de gueule" Ceci n'est pas un média mais juste un moyen de communication et de partage d'opinions également ... Gratuit et sans rémunération ... Entièrement bénévole !
Le Bénévole (activus bénévolus) est un mammifère bipède qu’on rencontre dans les associations où il peut se réunir avec ses congénères : ils se rassemblent à un signal mystérieux appelé « convocation ».
On les rencontre souvent en petits groupes dans divers endroits quelquefois tard le soir, l’œil hagard, le teint blafard, discutant ferme sur la meilleure façon d’animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler son budget !
L’ennemi héréditaire du bénévole est le « yaqua » dont les origines n’ont pu être déterminées : le yaqua est aussi un mammifère bipède, mais il se caractérise surtout par un cerveau très petit qui ne lui permet de connaître que deux mots : « y’a qu’à » ce qui explique son nom.
Le yaqua attend ! Il attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli, pour bondir et lancer son venin qui atteindra son adversaire et provoquera chez lui une maladie très grave appelée : « le découragement ». Les premiers symptômes de cette implacable maladie sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus vif qu’exercent un bon fauteuil et la télévision sur le sujet atteint.
Les bénévoles décimés par le découragement risquent de disparaître et il n’est pas impossible que dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos ; où comme ces malheureux animaux enfermés, ils n’arrivent pas à se reproduire. Les yaqua avec leurs petits cerveaux et leurs grandes langues viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper l’ennui. Ils se rappelleront avec nostalgie du passé pas si lointain où le bénévole abondait, et où on pouvait le traquer sans contrainte.