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Articles avec #poesies catégorie

Un petit poème... souvenir de ce festival du livre de Valbelle....

De Paul LAMOUR

 

Carole

 

La longue ligne courbe de mes souvenirs

Se perd dans le brouillard d’un lointain soir d’automne.

J’avais presque oublié le dring du téléphone

Déconnecté, aphone sans grand avenir.

 

J’empoignai soupçonneux l’appareil usagé,

-          Mais oui, alors c’est toi ! Comment vas-tu ma belle ?

-          Je viens tout juste de me marier dit-elle.

-          C’est tout ; Excuse-moi de t’avoir dérangé.

 

Et je l’ai invitée, y croyant à-demi,

Pour un dernier café, une bière, un steak frites.

Un bisou sur la joue, un regard hypocrite.

Carole était déjà au Bar des Bons Amis.

 

Une jupe trop longue sous un bleu manteau,

Légère trace rouge surlignant les lèvres.

C’est la touche qui m’avait fait devenir chèvre.

Blonde, elle en avait tant coiffées au poteau.

 

Elle attaqua très vite sans aménité,

De l’école aux masters il l’avait poursuivie,

Elle ne l’aimait pas plus qu’elle aimait la vie,

Et ne le garderait pas pour l’éternité.

 

Mentalement à ce beau discours j’applaudis.

Y croyant comme à un congrès politique

Traversé par un orage poétique.

Nous payâmes,  sortîmes de ce paradis.

 

On marche Cours Belsunce, le ciel est tout noir.

Dans un coin d’abribus je la coince, l’embrasse.

Elle est tendre, et un très long moment se passe.

Mais d’une minute à l’autre un Ange va choir.

 

Le camion des poubelles bientôt nous trouva.

Récupérant l’ersatz du marchand de légumes.

On entendit au loin une corne de brume.

Elle me dit : « Toi, c’est bien par là que tu vas ? »

 

8257070-jeune-fille.jpg

 

 

 

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Un petit poème !!!

couverture recueil etienneVoici un poème de mon recueil

il m'en reste quelques exemplaires en vente au prix de 10€

  

L’instituteur.

 

Voici quelques temps qu’il prend le même trajet,

Il a fait son choix … C’est sa destinée !

Et  puis,  chaque jour, c’est face à son tableau noir

Qu’il a rendez-vous … du matin jusqu’au soir.

 

Dans son enfance, il en a souvent rêvé,

Son souhait est maintenant exaucé.

Il ne voyait pas exercer autre métier,

Le voilà  au milieu des écoliers !

 

C’est la grande ronde des chiffres, des lettres…

Mais pourtant c’est chaque fois la fête

Dès qu’il entend un gamin qui répète :

« C’est très bien ce qu’il nous a appris le maître ! »

 

Et la nuit tombée, c’est tout seul dans son studio,

Qu’il s’évade devant sa page blanche…

Il compose de la prose, il joue avec les mots,

Les sons et les verbes se balancent …

 

 

Demain, ce sera le brouhaha des enfants

Qui le fera encore vibrer.

Après-demain, ce ne sera plus que le vent

Quand auront passé les années.

 

Quand l’heure de la retraite aura sonné

Les souvenirs viendront alimenter

Son existence … et avant tout  parsemer

Son large univers de romancier.

 

poème de Christine

 

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Juste un peu de poèsie... pour adoucir ces moments...

97itg1.jpgLA PAROLE DES YEUX

 

 

J’ai des yeux qui ne disent rien

Mais en cherchant bien

Au fond des choses

Ils disent quelque chose

                                                                                            

C’est au fond des tiens

Que je me repose

Quand je les vois

J’ai le cœur en émoi

 

Tous les jours qui passent sans toi

Sont pour moi des jours sans éclats

 

Si je devenais ton amant

A partir de cet instant

Notre amour platonique

Ne serait plus que chimère  idyllique

 

Je pense à tes yeux

Je pense à nous deux

 Alain Bergerot       Mai 2008

 

 

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Si grand-mère nous avait conté

 

Dscf0331.jpg Ma mémé Paule nous a quitté le 26 janvier 2008 à 91 ans.
Aussi Victor votre poème m'a beaucoup touché ...
J'ai eus envie de partager cette émotion avec mes ami(e)s sur mon blog ...
Si grand-mère nous avait conté

 

La terre s’est arrêtée de tourner.
Les rivières ont cessé de couler.
Le soleil est resté couché.
La lune ne s’est pas levée.
Les oiseaux se sont tus.
Les étoiles se sont mises en veilleuse.
Et les anges, eux, se sont mis à défiler.

 

Sans tambour ni trompette,
Ils défilent avec leurs banderoles
Et font la grève en guise de protestation.
Certes, ce n’est pas encore la contestation,
Mais ça défile tout de même ;
Et avec la bannière.

 

Bien sûr, on voit bien qu’ils n’ont pas la manière
Et qu’ils ne sont pas encore bien organisés ;
Voyez plutôt :
Ils n’ont même pas leur service d’ordre.
Heureusement que là-haut,
Tout se passe sans désordre.
Aussi on les laisse faire.
Et puis après tout, c’est la première fois.
Ce n’est d’ailleurs pas étonnant s’ils sont un peu maladroits !
Mais, que vous le vouliez ou pas,
Que ça vous plaise ou déplaise,
Ils défilent, et qu’y faire ?

 

Ils disent ce qu’ils ont sur le cœur.
A leur façon, bien entendu.
Ils ne crient pas, mais ils se font comprendre.
Tenez, regardez :
Sur la comète qu’ils brandissent -
Et qui leur sert de calicot -,
On déchiffre, pêle-mêle,
Leurs avertissements, leurs revendications
Et leurs recommandations qui, je crois
Sont à prendre en considération.

 

Jugez-en par vous-même :
« Droit au repos et à la nature »
« Priorité aux espaces verts »
« Réglementation des déchets »
« Prenez garde à la pollution »
« Halte aux gaspillages »
« Qu’une onde pure abreuve nos sillons !»
« Réduction de la croissance »
« Contrôle de l’expansion »

 

 

« Hommes de cette Terre,
Cessez vos querelles stériles et stupides.
Mettez un terme à vos luttes fratricides.
Donnez-vous la main et unissez-vous
Pour construire ensemble un monde meilleur.
Ne semez plus la haine mais répandez l’amour
Il est encore temps, mais dépêchez-vous !!! »

 

Maintenant, regardez là-bas cette petite étoile
Qui, faiblement, mais imperturbablement,
Clignote ce slogan à la mode :
« On en a ras le bol »
Qui se réfléchit en écho
Dans l’espace infini :
Ras le bol, ras l’bol, bol, bol, bol … »

 

Et pendant ce temps-là,
Ici sur notre vieille Terre,
Tout s’est arrêté :
La ménagère ne peut plus moudre son café,
Ni laver son linge
Ni faire sa cuisine
Car il n’y a plus de courant.
Et grand-mère n’est plus là
Pour faire comme avant.
Bon sang de bon sang,
Ca va durer longtemps ?
Mais comment faisaient-ils donc
Dans le temps ?
Ils n’avaient pas de courant pourtant !
Et cependant la Terre tournait,
Les rivières coulaient,
Le soleil brillait,
La lune jouait avec les nuages,
Les oiseaux chantaient …

Ô, grand-mère !
Avant de nous quitter,
Tu aurais dû nous livrer
Tes menus secrets.
Tant pis pour ceux qui auraient ri
De tes manières démodées ;
Nous au moins nous t’aurions écoutée.
Maintenant, on se rappellerait,
Et la Terre alors, recommencerait de tourner …



VICTOR BERENGUIER
© 1972
Extrait du recueil: "Du Pain tendre et du Vin aigre
"

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La vie

La vie serait belle sur terre,
Si les hommes écoutaient sa chanson,
Que rythme le court des saisons,
Sans le brouhaha des conflits et des guerres.
u13667859.jpg

La vie sur terre serait très belle,
Si ses habitants savaient goûté,
Avec sagesse ce nectar velouté,
Qu'est l'entente d'un amour réel.

La vie sur terre est une école,
Pour qui sait avec patience,
Apprendre sagement sans réticence,
Ce passage qui n'est qu'un survol.

 

La vie sur terre est passagère,
Un lendemain souvent incertain,
Malgré tout sachez rester serein,
Car elle continue dans d'autre sphère.

 

Pierre LEGOUIX

le 08/09/2000

http://www.poeme-et-pensee.fr

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