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GRAEME ALLWRIGHT

Nous l'avons reçu en août 2008 à VOLONNE
des moments divins

Graeme Allwright, le va-nu-pieds de la chanson

En 2005, il écrit un nouveau texte pour « La Marseillaise »

 

 Cette année, à 79 ans, Graeme Allwright est saisi, en écoutant les informations du jour, par le ton guerrier de La Marseillaise. Le chanteur, porte-parole d’une génération marquée par les mouvements pacifistes aux Etats-Unis et l’appel au changement social, décide d’écrire un nouveau texte pour l’hymne national. Il le soumet à Sylvie Dien, ancienne institutrice, qui va le cosigner. « Pour tous les enfants de la terre, chantons amour et liberté. Contre toutes les haines et les guerres, l’étendard d’espoir est levé, l’étendard de justice et de paix. » Depuis, il commence son tour de chant par cette version personnelle reprise en choeur par le public et vient de l’enregistrer avec une chorale d’enfants. D’autres avant lui, l’abbé Pierre et le protestant Théodore Monod, s’étaient engagés dans cette voie.

« L’étendard d’espoir est levé.

L’étendard de justice et de paix. »

Le chanteur, adaptateur en français de Leonard Cohen et Bob Dylan, poursuit

sa longue carrière, rassemblant dans un même bonheur un public engagé ou familial

 

Pour ce nomade, vivre c’est bouger. Il vient de sortir un album d’inédits avec un concert en DVD (Musikela/ EPM/Universal). Il parle de son goût pour les musiques brésiliennes et les accords jazzy. « Tant que j’ai la santé ! Nous vivons une époque charnière. »

Arrière la nostalgie ! Son public ne s’ytrompe pas qui réunit les soixante-huitards de ses débuts et un large auditoire familial. « Les salles sont toujours remplies.» Graeme Allwright répond aux sollicitations des associations, municipalités et centres culturels. Tout juste allonge-t-il un peu les pauses entre les concerts. Partout, il apprécie la chaleur humaine, cette valeur qui lui importe, en bon lecteur
de Teilhard de Chardin
et en familier des sagesses de l’Orient et de la figure de Jésus.

Toujours pieds nus sur scène, entourés de musiciens malgaches, une amitié de trente ans, il décrit un monde avec des couleurs moins sombres. Les plus jeunes ont de la lumière dans les yeux et les adultes rêvent encore. Graeme Allwright avoue se méfier des grandes religions mais partage sa foi comme il le faisait avec un de ses amis, Maurice Cocagnac, religieux dominicain aujourd’hui décédé, dont il chante les textes riches de spiritualité.

 « Si je n’avais pas cela, je serai très mal dans le monde actuel », confie-t-il. La retraite n’est pas pour tout de suite. « Les projets ne manquent pas. Tant que je vois que je peux apporter du bonheur aux gens, je continue. Je suis toujours surpris par mon parcours. Je sais qu’on n’a jamais fini d’apprendre. » Un exemple : « J’ai appris à mieux écouter les autres. Avec l’âge, j’ai mieux assimilé cela. C’est bon pour l’égo ! »

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photo Marie Escobar
 

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